Comme beaucoup le savent maintenant, une partie de la team Adjan vit cette année dans la ville de Los Angeles aux États-Unis. L’occasion pour eux d’en savoir plus sur la culture du sport à l’étranger et d’étudier de plus près le business américain dans ce domaine. À cette occasion, ils ont eu la chance de rencontrer des expatriés français venus lancer leur carrière ici. Découvrez une série de portraits pour en savoir plus sur ses hommes et femmes ayant décidé de sauter le pas.

Cette semaine, c’est à la rencontre de Florian Le Pallec que notre chargée de communication est allée. Étudiant athlète depuis bientôt 3 ans, il suit un cursus mêlant athlétisme et business.

Découvrez son parcours :

Passionné de sport depuis son enfance, il pratique le foot durant de nombreuses années. Il se retrouve tardivement dans le milieu de l’athlétisme à seulement 16 ans. Après avoir suivi un parcours d’étude commercial, il est approché par une agence de sportif aux US, Elite Track Athlète. Ils lui ont parlé de l’idée de partir. A l’époque il venait de devenir Vice Champion de France du 5000m en catégorie espoir.

C’était une vraie surprise pour lui, il ne s’y attendait pas et n’y avait jamais vraiment pensé. Il voulait simplement continuer son parcours sportif et suivre des études en commerce. Ne trouvant pas d’université française lui permettant réellement de combiner ses deux passions, il commence donc à envisager cette possibilité accompagnée par l’agence qui lui propose plusieurs solutions. 

Soutenu par une bourse sportive complète, il se lance dans l’aventure en prenant le temps de sélectionner une université adaptée à son parcours scolaire et ayant une bonne équipe d’athlétisme. Il se retrouve donc à California Baptist University rejoindre la California Baptist University (CBU) en Californie en tant que transfer student pour un bachelor en Business. 

Ayant commencé son master en début d’année dernière, il est clair que ce parcours lui à réussi. Il a effectivement pu développer ses compétences dans le domaine commercial et développer également son niveau d’anglais. Il est maintenant bilingue.

Mais il a surtout développé son niveau sportif. Il a amélioré l’ensemble de ses chronos et il a pu continuer de s’entraîner même durant le COVID. Il a pu représenter l’équipe de France au dernier championnat d’Europe et a terminé vice champion d’Europe du 10000m ce qui démontre sa progression.

 

Une journée type 

Florian nous a décrits une semaine dans sa vie d’étudiant sportif. Avec 12 entraînements par semaine, voici un aperçu : 

Il se lève pour son entraînement à 7H30. Il s’entraîne environ 1H30/2H et cours entre 15 et 20km. Puis il enchaîne avec ses cours business jusqu’en début d’après-midi. Il passe à son second entraînement à 16h pendant 1H30/2H également. Et enfin, il entame la partie soin, massage et kinésithérapie pour booster sa récupération.

Il court environ 140 km par semaine et pratique jusqu’à 12H de sport par semaine. Son emploi du temps est maximisé en ce sens et lui permet de tout faire tout en maximisant la récupération. Tout est très proche, c’est un vrai gain de temps. En terme de repos, ils ont un jour par semaine et deux pauses dans l’année : une de fin avril à août et un mois au mois de décembre.

FLORIAN LE PALLEC expatrié français

 

Et le marché du sport aux US ? 

C’est totalement diffèrent sur plusieurs points. Premièrement sur le volume d’entraînement. Aux US on s’entraîne bien plus qu’en France. On valorise la quantité là où en France on privilégiera la qualité des entraînements. On progresse donc plus rapidement aux US mais on est aussi plus sujet aux blessures. Heureusement, des sessions de récupération sont organisées de manière hebdomadaire pour permettre à leur corps de supporter le rythme.

La mentalité est aussi très différente, ici le sport et les sportifs plus précisément sont adulés. En tant qu’athlète, ils sont mis en avant auprès de leur université et des étudiants. Tout est fait pour les pousser au haut niveau que ce soit le staff ou les professeurs. Dans les stades encore une fois, une différence majeure survient. Ici on se déplace en masse, on supporte fièrement son équipe. C’est une vraie famille.

 

Que conseillerez-vous aux sportifs français voulant partir ?

Pour faire ce type de parcours, c’est une grande préparation mentale. On se retrouve loin de ses proches, de ses repères et on est seul face à soi-même. Partir, c’est aussi changer de culture. C’est une grande préparation mentale et physique dont il faut avoir conscience. Il faut partir prêt à 100% et arriver assidu, motivé et déterminé.

Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par un organisme spécialisé dans toutes les démarches. C’est un bon moyen de se rassurer mais aussi de rassurer ses proches. L’organisme sera toujours présent de loin même durant vos premiers temps aux US.

Une fois prêt, il n’y a pas de raison que cela se passe mal. Il recommande cette expérience à tous pour progresser, évoluer sportivement mais aussi personnellement. C’est un parcours à la fois scolaire et sportif permettant de rencontrer plein de personnes.

 

Et ensuite ?

Il est actuellement en préparation et intensifie son entraînement pour tenter de passer athlète de haut niveau. La saison hiver de cross venant de toucher sa fin, il vient d’entamer la saison de piste. C’est les résultats de cette raison qui vont déterminer son avenir. A la clé, des potentiels résultats permettant d’envisager les JO. Il a jusqu’à juin 2024 pour gagner 30 secondes sur ses temps aux 5000m. Dans l’avenir, il espère concourir pour l’équipe de France mais ne ferme pas les portes aux équipes américaines professionnelles pour s’entraîner. Il vise pour l’instant l’obtention de son diplôme.!m

Nous espérons que ce portrait vous aura plu, on se retrouve très vite pour plus d’actus sur le sport US ou pour découvrir notre prochain portrait !